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Un pilote aveugle pose un avion sans aide extérieure

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Un pilote aveugle pose un avion sans aide extérieure

Pour Thomas Baudin (SyNext) qui a mis au point le système d’aide Soundflyer, il s’agit d’une « première mondiale ». Président d’aéroclub et entrepreneur, il est surtout partenaire des « Mirauds Volants », l’association de pilotes d’avion aveugles basée à Toulouse. Avec les membres, il a développé un système d’aide au pilotage afin de rendre le pilote aveugle le plus autonome possible. Le dispositif a été testé lors d’un vol complet sans que l’instructeur de sécurité n’ait quelque information à transmettre au pilote aveugle.
Le pilote équipé du Soundflyer, fixé sur sa jambe, aux commandes d'un Robin DR400.
© SyNext

Pour la première fois un pilote aveugle a posé un avion sans l’aide du pilote de sécurité installé à ses côtés. Ce pilote, membre de l’Association Européenne des Pilotes Handicapés Visuels « Les Mirauds Volants »a réalisé un vol intégral, du décollage à l’atterrissage, sans intervention de la part d’une tierce personne, grâce à un système développé en partenariat avec l’entreprise SyNext.

Aérobuzz


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Belgique, le circuit de Formule 1 accueille des pilotes d'un genre particulier.

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Belgique, le circuit de Formule 1 accueille des pilotes d'un genre particulier.

Dans l'Est de la Belgique, le mercredi 15.03 dernier, la direction du circuit de Spa - Francorchamp mettait ses infrastructures gracieusement à disposition pour l'association "Les non voyants et leurs drôles de machines".

L'auto-école BARA, partenaire de l'association, venue avec 3 voitures écoles et plusieurs de ses moniteurs, ainsi que l'auto-école "Yanic" venue tout spécialement de Vienne (France) avec sa Mégane RS de 265 CV ont permis à une douzaine de déficients visuels de rouler a des vitesses impressionnantes. Les meilleurs d'entre eux se promenaient à près de 170 km/h sur le toboggan des Ardennes aux sons des instructions de ces copilotes d'un jour.

Au sortir des véhicules, des sourires, de la joie, et beaucoup d'émotion pour ces personnes en situation de handicap visuel pour cette manifique journée merveilleusement ensoleillée .

L'association "Les non voyants et leurs drôles de machines" tient à remercier la direction du circuit, les auto-écoles BARA et "Yanic", ainsi que tous les bénévoles venus pour certains de très loin afin que cette journée soit une vraie réussite.

Pour 2018, le rendez vous est d'ores et déjà pris pour une huitième édition, selon le souhait de la nouvelle directrice Nathalie Maillet.


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Le Dauphin Corse sur les traces du Conte Monte Cristo .

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Le Dauphin Corse sur les traces du Conte Monte Cristo .

A l’automne prochain si la météo le permet, Thierry Corbalan, amputé des 2 bras, tentera de repousser ses limites.

Le 30 septembre 2012, on se souvient que Thierry Corbalan avait réussi la traversée entre l’ile d’Elbe et Bastia, un peu plus de 60 Kms en 15 h 50.

Tout en ondulant, et à la Force de son monopalme, le Dauphin Corse ralliera l’ile de Monte Cristo à Bastia cette fois, sois une distance de 80 Kms qu’il aimerait effectuer en un peu moins de 24 heures selon les courants.

En attendant, cet été en guise d’entrainement Thierry fera le tour du Lac du Bourget à Aix les bains, soit près de 35 Kms.

Bon courage cher ami….

L’équipe eHWR.

Philippe Croizon a bouclé son Dakar, un véritable exploit !

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Philippe Croizon a bouclé son Dakar, un véritable exploit !

Sur cette édition du Dakar 2017, le pilote quadri-amputé a vécu l'enfer mais n'a jamais renoncé. Avec son copilote Cédric Duplé, il finit 49ème du classement général...
Philippe Croizon a relevé son incroyable défi. Il a terminé samedi 14 janvier 2017 le Dakar à la 49e position au classement général, sur 58 équipes encore en lice dans la catégorie auto. Connu pour avoir traversé la Manche à la nage en 2010, le Français quadri-amputé conduisait un buggy à l'aide d'un joystick hydraulique activé avec son bras droit. Ce qu'il vient d'accomplir, avec le soutien précieux de son copilote, Cédric Duplé, et de tout le team Croizon-Tartarin est un véritable exploit. Le binôme Tartarin-Duplé (le frère de Cédric) prend la 47ème place.

Si Philippe finit à plus de cinquante-deux heures derrière le vainqueur de la course Stéphane Peterhansel, il a « appris ce qu'était le Dakar, des galères tout le temps, mettait-il en avant lors de la journée de repos, le 8 janvier. Combien de fois j'ai craqué, j'ai pleuré, j'ai hurlé. Et on se calme, on se ressaisit, on réfléchit et on repart ».

« C'est dur, c'est fatigant mais je prends du plaisir, expliquait-il. En termes de pilotage, je prends mon pied car j'ai vraiment mon bolide en main. » Quelques jours plus tard, le voici à l'arrivée.

Image de l’année:

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Image de l’année:

Juillet 2016, en Norvège, lors des Championnats d’Europe « Handi-Nautique »,
Delphine Le Sausse, paraplégique, décroche les médailles d’or en « Slaloms et figures ».

Sur le podium, une maman fière de tendre sa fille, Rose, âgée seulement de huit mois pour recevoir sa médaille…

Tout un symbole pour les générations futures.

Unijambiste, il court un marathon en Afghanistan

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Unijambiste, il court un marathon en Afghanistan

Au nom de la liberté, Charlie Lewis, un Londonien amputé d’une jambe à sa demande en 2014 a participé à son premier marathon… en Afghanistan. Il court le monde dans les pays privés de liberté pour dire à quel point il se sent vivant !

Après dix ans et 60 opérations consécutives à un grave accident de ski, Charlie Lewis a considéré que l'amputation de sa jambe était la "seule solution" pour remarcher et surtout recommencer à courir. Le 4 novembre 2016, ce Londonien de 31 ans s'est aligné au départ du marathon de Bamiyan, dans le centre de l'Afghanistan.

Sa façon d’explorer le monde
"Courir, c'est devenu ma façon d'explorer le monde" explique-t-il les yeux illuminés par le paysage qu'il découvre, falaises roses creusées de grottes et leurs deux niches, béantes et vides, qui abritaient les Bouddhas géants pulvérisés par les Talibans en 2001. "Jouer les touristes n'a aucun intérêt pour moi, mais venir ici dans un pays qui compte tellement d'amputés dus à la guerre c'est une bonne façon de voyager". Parmi les Afghans, notamment les jeunes femmes qui s'alignent au départ,
défiant les préjugés de leur culture, il réalise que chacun court après son rêve en trottant 42 km durant, entre 2 500 et 3 000 mètres d'altitude, dans un des rares havres de paix d'un pays, l'Afghanistan, toujours en proie aux violences et aux combats.

Courir, c’est la liberté
"C'est formidable d'entendre toutes ces histoires, chacun avec une bonne raison. Courir, c'est la liberté. Pour moi c'est clair, mais aussi j'en suis sûr pour des tas de gens ici, surtout les filles", lâche-t-il sur le parcours. "Pour moi, amputé privé de sa jambe (droite), c'est une bonne raison de sortir de chez soi et de se remuer. Tant que vous n'avez pas été privé de quelque chose, vous ne savez pas à quel point c'était précieux". A 29 ans en 2014, après dix ans sans sport, le jeune homme a refusé une nouvelle intervention et réclamé qu'on lui coupe la jambe à mi-tibia : de reconstruction en intervention depuis ses 19 ans, "J'étais désespéré de recourir un jour", avoue-t-il. Stupeur des chirurgiens, choc chez les proches qui respectent cependant sa décision. "Il ne faut pas consulter trop de monde car chacun vous dit ce qu'il ferait pour lui-même. Le mieux c'est de garder ça pour vous", pense-t-il.

Me sentir vivant
Depuis dix-huit mois, avec sa prothèse en forme de lame, Charlie Lewis a repris la course et s'est offert le semi-marathon à Pyongyang, en Corée du Nord - "un pays privé de liberté" pour lui qui a retrouvé la sienne, fait-il valoir. Bamiyan était son premier marathon. Il avait terriblement peur de ne pas finir. "Je sais qu'après 20 km, à cause du choc de la prothèse sous le genou, je vais avoir mal alors j'emporte des antidouleurs avec moi et je m'arrêterai un peu". Charlie a finalement terminé second sur une centaine de concurrents. La prochaine épreuve, espère-t-il, car il lui faut trouver des sponsors, sera le marathon de Bagdad au printemps. Il espère d'ici 2018 passer sous les trois heures de temps. "Mais il me faut une lame spéciale pour y parvenir". Et elle coûte cher. "Courir, pour moi, c'est se sentir vivant", conclut-il.

Par Anne Chaon AFP

© Compte Instagram de Charlie Lewis

Source Handicap.fr

Après le sel, le sable ...Philippe Croizon prépare son "DaKar"....

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Après le sel, le sable ...Philippe Croizon prépare son

Déjà auteur d'une traversée de la Manche, Philippe Croizon, ce quadri amputés nous donne de ses nouvelles à quelques semaines du "Dakar".... Afin de se préparer au mieux pour ce périple, après une tentative à la Baja Aragon en Espagne, cette fois il s'aligne sur le rallye du Maroc du 01 au 07.10.2016...

"nous sommes à J -5 du rallye du Maroc, j'ai déjà préparé ma pelle et mon seau." Sourire !
Merci à tous pour vos encouragements.
Ph. Croizon


Vidéo France 3 :


En savoir plus :

https://www.youtube.com/watch?v=uOz5Q8ua6Og&feature=youtu.be

Aveugle, il est l’un des photographes des Jeux Paralympiques de Rio

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   Aveugle,  il est l’un des photographes des Jeux Paralympiques de Rio

…A l'égal d'un reporter professionnel, Joao Maia prend sur le vif de superbes photos des Jeux Paralympiques de Rio de Janeiro. Sauf que lui est aveugle.
"Je n'ai pas besoin de voir pour prendre des photos, j'ai les yeux du cœur", assure ce Brésilien.
A le voir à l'œuvre au Stade Olympique de Rio, on pourrait se demander s'il est vraiment aveugle, ou si effectivement l'essentiel est invisible pour les yeux, comme l'écrivait Saint-Exupery dans le Petit Prince.
Ce vendredi, il suit à travers son objectif le saut en longueur qui offrira à la Française Marie-Amélie Le Fur la médaille d'or et le record du monde.
L'arc décrit dans les airs par l'athlète, l'expression de son visage au
moment où elle retombe, les grains de sable giclant sous l'impact: les images sont saisissantes.
Joao a 41 ans et vit aujourd'hui d'une pension d'invalidité. Il était postier à São Paulo quand il a contracté, à 28 ans, une inflammation de l'uvée.
En un an la lumière s'est éteinte. Même si, de très près, il perçoit encore certaines formes et couleurs.

- A l'oreille -

Il a alors appris à se déplacer avec une canne, a suivi quelques cours de braille. Mais surtout, il s'est mis à rêver de photographie.
"La photographie, c'est la sensibilité. Je trouve ça merveilleux de pouvoir montrer le monde comme je le 'vois', comme je le sens".
L'appareil dans une main, la canne dans l'autre, il gravit les escaliers de la tribune des photographes et prend position.
C'est le premier événement sportif de cette envergure qu'il couvre.
Auparavant, il n'avait suivi que des épreuves-test en vue des JO, des compétitions locales, avec un public très réduit.
Parfait pour lui qui travaille surtout à l'oreille. Sauf qu'aujourd'hui, c'est différent.
Il tente d'abord de photographier les courses de sprint. Mais la ligne de départ était très loin.
"Quand je suis près, je perçois jusqu'aux battements de cœur des athlètes, leurs pas, battements de mains, et je suis prêt à déclencher", explique-t-il.
Mais "entre le bruit du public et la distance, ce n'est pas facile".
Joao a débuté avec un appareil automatique traditionnel. Aujourd'hui, il utilise un téléphone cellulaire de dernière génération, qui l'avertit quand la lumière est bonne, la photo nette.
Il est accompagné par Ricardo Rojas et Leonardo Eroico, deux animateurs du projet "Superaçao-2016 (Dépassement-2016), auquel participe un autre photographe handicapé, en fauteuil roulant.
Rojas est le fondateur de Mobgrafia, un mouvement culturel consacré à l'art visuel avec smartphone.
Sans ces deux accompagnateurs, "je ne pourrais rien faire, explique Joao, dont le compte Instagram (@joaomaiafotografo) est suivi par 1.800 personnes. "Ils m'aident pour l'édition des photos que je ne peux pas faire, ils postent les images sur les réseaux sociaux. Ils sont mes yeux". Pas très satisfait de ses premières prises de vue sur le 100 m, Joao se rabat sur le saut en longueur.
Le bac à sable où atterrissent les athlètes est tout proche.
"Ici c'est bien. Ils sont en train de ratisser le sable, n'est-ce pas? Je l'entends parfaitement. Le zoom est bien réglé? Montre-moi où est la planche de saut... OK... avertis-moi quand il saute pour que je sois prêt", demande-t-il à l'un de ses anges gardiens.

- 'La part d'intimité' -

Fermement appuyé contre un muret, il commence à mitrailler des images dignes de couvertures de magazines sportifs.
On y voit par exemple la Française Le Fur célébrant sa victoire, enroulée dans un drapeau français dont ne ressort que sa prothèse, la Néerlandaise Marlene van Gansewinkel assise en train de bavarder avec la Britannique Stef Reid, en attendant la fin de l'épreuve.
"Il ne s'agit pas simplement des saisir l'action, ces photos montrent la part d'intimité", explique-t-il.
Joao pense qu'il est le seul photographe aveugle spécialisé en sport. Il connaît bien le monde de l'athlétisme car il a lui-même tenté de se lancer dans une carrière d'athlète paralympique.
"Je n'ai pas pu intégrer l'équipe, le niveau est trop élevé. Mais le sport est tout pour moi et aujourd'hui, je le suis avec mon appareil", se console-t-il.
Le prochain défi? "Apprendre l'anglais. Nous allons à Tokyo, au moins en rêve"...

Article de l’AFP