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ACONCAGUA TREK : Une belle aventure humaine

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ACONCAGUA TREK : Une belle aventure humaine

Départ le 26/12 via Sao Paulo et Santiago de chili. Je fais connaissance avec mon guide, Diego et lui explique les quelques principes simples de la technique de guide. Nous nous intégrons à une équipe de 2 autres guides, Marianno et Gaston, et 5 grimpeurs, Fabian de Buesnos-aires, Tilak d’Orlando, Maude de Montréal, marc de Stuttgart et Claudia de Francfort. Après 2 jours d’acclimatation à 3400m, nous rejoignons le camp de base, Plazza de mulas, à 4300m. Sur un glacier constitué d’un mélange roche-terre-glace, 300 personnes se relaient en saison pour accueillir les grimpeurs : cuisine, porteurs, mulatiers sécurité et médecin…. Nous passerons 2 visites médicales pour mesurer la saturation en oxygène et la pression sanguine. Les mules ne dépasseront pas 4300m. Pour la suite, nous porterons nos affaires et les porteurs monteront tente et réchaud à gaz.
Le temps se dégrade assez vite, froid vent et pluie remplacent le soleil. Nous réalisons 2 marches d’acclimatation à 5000m avant de rejoindre le camp 1, Canada camp, dans le blizzard. En altitude, les repas sont en sachet sous vide, réchauffés dans de l’eau issue de neige chauffée et nous buvons beaucoup de thé. Il est recommandé de boire 3 à 4 litres par jour pour limiter les effets de l’altitude, maux de tête, nausées. Nous resterons 2 jours à Canada, bloqués sous tente avec un vent soutende u balayant la neige. Les premiers effets de l’altitude se font sentir, un nez bouché me réveille en pleine nuit, en hypoxie. Ce souci ne me quittera plus et m’épuisera progressivement par manque de sommeil.
Le temps s’améliore enfin et nous montons au camp 2, 5600m, Nido de Condorès. Quelle belle marche dans 20cm de neige fraiche sous un beau soleil. Vite, nous ressortons crème solaire et lunettes de soleil. La nuit sera calme, sans un nuage mais très froide. Ma ‘Pee bottle’ gèlera sous tente ! La météo annonçant une fenêtre de tir possible pour l’ascension finale le surlendemain, nous accédons directement au camp 3, 6000m, choléra camp. Les vents soufflent mais devraient se calmer le lendemain. Réveil à 3h30 du matin avant un petit déjeuner sous tente et on se prépare pour une très longue journée. Triple épaisseur de gants, de pantalon, quadruple sur le corps, double chaussures plastique….nous ressemblons plus à des cosmonautes qu’à des randonneurs. L’ascension débute à 5h30 du matin avec -10° et des vents de 50-60km/h. la marche est lente mais continue, les respirations fortes. L’arrivée sur un chemin de traverse proche du lieu-dit Independencia nous soumets à des rafales de vent très violentes. Maude est pourrsée à terre par 2 fois, nos guides nous font asseoir en attendant une accalmie. A Indenpendencia (6400m), 3 de notre groupe rebrousserons chemin dont votre narrateur. Aucun de Nous 3 n’avait pu dormir la nuit précédente et nous étions exténués. Claudia et Tilak poursuivent avec Marianno et atteindrons le sommet après 9h d’efforts. Ce jour-là, sur 32 grimpeurs, 4 atteindront le sommet. Et nous avons eu la chance de pouvoir le tenter car, dans la semaine précédente, les conditions climatiques n’avaient permis à personne de grimper.
Le retour à Mendoza sera l’occasion de déguster l’excellente viande argentine avec une bonne rasade de malbec !
NB: L'Aconcagua fut vaincu la 1ère fois par une personne aveugle en 1994, une personne espagnole.

Candidature Paris 2024, une athlète en situation de handicap co-présidente.

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Candidature Paris 2024, une athlète en situation de handicap co-présidente.

Marie Amélie Le Fure vient d’accepter la co-présidence pour la candidature de la Mairie de Paris pour les Jeux Olympiques et les jeux paralympiques de 2024.

Cette athlète amputée en dessous du genoux gauche aux multiples médailles co-présidera le dossier en compagnie du champion olympique, et du monde, le français Teddy Riner.

Une jolie reconnaissance pour tous les athlètes paralympiques….

Espérons que Paris soit en 2024 la capitale du sport handi-valide….

L’entraîneur brésilien aux 5 titres de champion… malgré sa cécité

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L’entraîneur brésilien aux 5 titres de champion… malgré sa cécité

Gagner 5 titres de champion n’a rien d’original dans le football moderne, mais les gagner avec un entraîneur aveugle sur le banc frise l’exploit. C’est
la belle histoire qui nous vient du Brésil.

Flavio Aurelio Silva est à l’origine de la création du club de la Juventude (à ne pas confondre avec le vainqueur de la Coupe nationale du Brésil), un
petit club d’un quartier difficile de Fortaleza, en 1985. Flavio joue milieu défensif pendant 4 ans dans les équipes du club, mais perd la vue à 20 ans
lors d’un contact un peu rugueux. Un an plus tard, l’autre oeil lui fait aussi défaut, l’obligeant à troquer ses crampons contre une canne blanche.

Citation
Il voit mieux le football que n’importe quel autre entraîneur.
Deone Lopes, attaquant de la Juventude
Fin de la citation

Au lieu de se morfondre sur sa situation, Flavio a pris les devants en continuant à aider ‘son’ club, d’abord en tant qu’intendant, puis en tant qu’entraîneur

Je suis fier d’être le fondateur, le joueur et désormais, même aveugle, le big boss.
Flavio Aurelio Silva

A 46 ans, celui que ses joueurs surnomment « Little Blind Man » (« Petit Homme Aveugle» , ndlr) enchaine les succès, utilisant son ouïe pour comprendre
le jeu, à défaut de le voir. Pendant les matchs, il se tient debout dans le camp de son équipe, à l’écoute des mouvements du ballon et des joueurs. Il
prend aussi en compte les remarques de ses joueurs et du public.

https://www.pkfoot.com/50314/championnats/autres-championnats/flavio-aurelio-silva

Nouveau défi pour Philippe Croizon : objectif Dakar 2017 !

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Nouveau défi pour Philippe Croizon : objectif Dakar 2017 !

Il s'est fait un nom en traversant la Manche puis en reliant les 5 continents à la nage. Philippe Croizon, quadri-amputé, sort de l'eau pour se lancer un tout autre défi, sur terre ferme : courir le Dakar 2017. Une 1ère mondiale !


"Comme pour la plupart de mes autres défis, 99 % des gens diront que ce n’est pas possible, et pourtant !" Après avoir longtemps bravé les océans, Philippe Croizon change d'élément et s'apprête à se couvrir de sueur et de poussière dans les étendues arides et sauvages du continent sud-américain à l'occasion du Dakar 2017. Son credo : "A chacun de réaliser ses rêves, même les plus fous". Ce sportif de l'extrême, quadri-amputé, compte bien le prouver en prenant le volant d'un Buggy. Son véhicule doit être entièrement modifié et sa boite automatisée pour qu'il puisse le piloter sans bras ni jambe.

Une prouesse unique au monde
Cette incroyable prouesse technique s'ajoute au défi humain, salué par ASO, l'organisateur de l'évènement, qui "encourage" Philippe Croizon à réaliser son rêve de gosse... "Depuis tout petit, j'ai toujours suivi le Paris-Dakar, explique-t-il. Puis l'ouvrier métallo a continué à fantasmer sur cette aventure incroyable devant son poste de télé. Et il y a eu l'accident et, des années plus tard, l'envie de dépasser mes limites. Les sports mécaniques extrêmes, c'est la liberté retrouvée, l'autonomie".

La team Tartarin-Croizon
Comme sur chacun de ses projets les plus fous, le sportif arrive à mobiliser autour de lui. En premier lieu Yves Tartarin, 20 Dakar à son actif, qu’il parvient à convaincre d'un simple coup de fil : "On a certes moins d’un an pour se préparer mais je le sens capable de relever son pari. C’est un homme exceptionnel avec un moral d’acier." La Team Croizon-Tartarin peut également compter sur le soutien d'une solide équipe, composée de 12 personnes. Comme toujours, c'est le partage qui est le moteur de sa démarche : "On ne peut rien réaliser seul, confie le sportif, que l'on soit handicapé ou pas". Philippe Croizon s'apprête à soumettre son corps et son mental à un entraînement drastique : dix mois de préparation physique intensive, d'essais, sur circuit mais aussi dans les dunes, et la participation au rallye du Maroc en guise de test.

Des centaines de chefs d'entreprises dans son "moteur"
Pour relever cette gageure, Philippe veut fédérer autour de lui différents sponsors mais souhaite également donner une ampleur inédite à sa démarche en s'appuyant sur un réseau de chefs d’entreprises. Il espère ainsi réunir dans une même dynamique les « mondes » du sport et de l’entreprise qu'il tente de sensibiliser depuis des années au dépassement de soi et à la cohésion à l'occasion de conférences. Un collectif se mobilise d'ores-et-déjà à ses côtés mais son objectif est ambitieux : convaincre 500 chefs d'entreprises. Un symbole fort pour porter l'audace et s’associer aux valeurs véhiculées par l’aventure Dakar 2017 : la solidarité, le dynamisme, le courage, l’abnégation, l’envie de réussir… Philippe souhaite insuffler cet esprit corporate dans son aventure. Une première mondiale !

Clément Gass, non-voyant et coureur autonome

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Clément Gass, non-voyant et coureur autonome

Ce 18 octobre, Clément Gass, 28 ans, vient de courir un trail de 21 km, à Ottrott, en Alsace, en 2 heures et 17 minutes. Un parcours en pleine nature,
jusqu’au sommet du mont Sainte-Odile, avec un dénivelé positif de 700 m.

Le défi n’est a priori pas surhumain, mais Clément Gass, non-voyant de naissance, l’a relevé seul, sans coéquipier. Un exploit sans précédent en France,
selon son entourage.

LE GPS DÉBITE 300 MOTS À LA MINUTE

L’histoire de cette aventure hors norme commence en avril, lorsque le jeune Alsacien découvre une application GPS – Navi’Rando – destinée aux non-voyants,
développée par l’université de Strasbourg. Les scientifiques cherchent alors des testeurs. Il s’inscrit. Sportif accompli, habitué à courir avec un accompagnateur,
Clément Gass rêve de tenter l’aventure seul. Grâce à cet outil, il découvre une « sensation de liberté et d’indépendance ». Il peut marcher et même courir
seul, sans assistance humaine.

« Le GPS débite 300 mots à la minute pour décrire le parcours, ce qui me permet d’anticiper, explique-t-il d’une voix posée. Il faut une oreille exercée
pour arriver à suivre, mais j’ai l’habitude d’utiliser la synthèse vocale au quotidien, aussi bien dans mon travail que pour faire les courses sur Internet. »

Statisticien à l’Insee, à Strasbourg, Clément Gass, comme beaucoup de non-voyants, a pu suivre des études et exercer un métier grâce à une technologie
de plus en plus adaptée à son handicap.

Extrait du journal « La Croix » décembre 2015


En savoir plus :

www.la-croix.com/Actualite/France/Clement-Gass-non-voyant-et-coureur-autonome-2015-12-02-1387676

Vanessa, brillante alpiniste n'a pas de petit projet.

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Vanessa, brillante alpiniste n'a pas de petit projet.

Vanessa François, âgée de 43 ans est devenue paraplégique il y a 5 ans. Un bloc de glace l'a plaqué contre la paroi la privant de ses jambes.

Depuis, Vanessa n'a eu de cesse que de retrouver les sommets à la force de ses bras. Cette belge force l'admiration quand elle décide récemment de gravir le Capucin (3800 m).

N’hésitez pas à regarder le reportage de TF1 et de vous rendre sur son site pour acheter son DVD, un joli cadeau de Noël !

http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2015/tetraplegique-elle-gravit-les-plus-hauts-sommets-du-monde-8690745.html

TF1, le 20 h du 30.11.2015

Site de Vanessa François :
http://www.vanessafrancois.com/?p=1769


En savoir plus :

http://www.vanessafrancois.com/?p=1769

Prendre de l’altitude pour mieux voir les choses !

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Prendre de l’altitude pour mieux voir les choses !

S’il n’est pas sûr que gravir l’Aconcagua redonnera la vue à notre ami Patrick, son défi devrait lui permettre de prétendre au titre de non-voyant étant monté le plus haut. Sommet de la cordillère des andes culminant à 6962M, cette montagne, situé sur la frontière argentino-chilienne n’a jamais été gravie, à notre connaissance, par un aveugle. Patrick a déjà quelques beaux succès à son actif : Chamonix-Zermatt par la haute route, le mont Ararat (5300m) et le Kilimandjaro (5895m).
Mais l’Aconcagua représente une étape bien plus difficile. Situé assez bas dans l’hémisphère sud, la pression atmosphérique y est plus faible, rendant la respiration plus difficile, surtout à 7000m. Les températures peuvent descendre jusqu’à -30°C avec des vents violents.
Rien ne doit être laissé au hasard sur la préparation physique, l’équipement à emmener. Cyclisme tandem, course à pied, musculation sont aux programmes. Défi supplémentaire : Patrick part seul sur Mendoza, son guide devant le récupérer sur place.
Le top départ est fixé au 26 décembre, retour le 16 janvier.

Championnats du monde d'athlétisme handisport à Doha (Qatar)

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Championnats du monde d'athlétisme handisport à Doha (Qatar)

Article 1 - Source : Handicap.fr

Résumé : Avec 13 médailles, 3 titres et une place dans le Top 16 des nations, l'équipe de France " a réussi de bons " Championnats du monde d'athlétisme handisport à Doha (Qatar) du 22 au 31 octobre 2015. Bilan de cette étape, avant Rio 2016.

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 04-11-2015
Cette équipe de France a une capitaine qui montre la voie à chaque instant. Sur la piste et en dehors, dans les chronos et les attitudes, Marie-Amélie Le Fur est clairement le leader sportif et moral des Bleus et semble, selon la Fédération française handisport, « déjà être source d'inspiration chez les plus jeunes, qui ont suivi ses performances à la télévision ou sur les réseaux sociaux ». Quatre médailles, dont deux en or et deux en argent, en font la reine de ces Championnats du monde d'athlétisme handisport qui se sont tenus à Doha (Qatar) du 22 au 31 octobre 2015 (articles en lien ci-dessous).
Nantenin Keita, enfin libérée de ses blessures, a pu pleinement s'exprimer et redevenir Championne du Monde du 400m (1er titre obtenu en 2006). Elle revient de ces Championnats avec deux médailles, l'or sur 400m et l'argent sur 100m.
Pierre Fairbank fut également un leader charismatique qui a montré le chemin chez les fauteuils : deux médailles individuelles (argent et bronze) plus le bronze en relais. A 44 ans, le Néocalédonien tient certainement la forme de sa vie.
Louis Radius, pour ses premiers Championnats du Monde, revient de Doha avec l'argent sur 1 500m et le bronze sur 800m. Il confirme son ascension et s'impose de plus en plus parmi les outsiders à Rio.
Mandy François-Elie (argent sur 400m) et Timothée Adolphe (bronze sur 400m) sont les autres médaillés du clan français. Même si l'on pouvait espérer de meilleures performances -ils ont été victimes de circonstances extra-sportives- ils seront, à n'en pas douter, revanchards au Brésil.
Les autres athlètes tricolores ont su également tirer parti de leur séjour au Qatar en battant un record personnel, en prenant une place dans les huit premiers ou en quittant la piste avec le sentiment d'avoir tout donné.

France, 16e place : mieux qu'en 2013
En se classant 16e nation, la France tient bien son rang puisqu'à Lyon en 2013 elle avait fini 21e (14 médailles dont 3 en or) et 15e au Jeux de Londres (13 médailles dont 4 en or). Dans un contexte toujours plus relevé, elle parvient à se maintenir parmi les meilleures. On n'oubliera pas non plus les quotas pour Rio gagnés grâce aux titres et aux 2es places lors de ces championnats. « Ce qui est sûr, explique la FFH, c'est qu'à ce niveau de compétition il n'y a plus de places pour la demi-performance car chaque médaille ou place en finale se joue sur des détails, à l'arraché, dans un contexte extrêmement relevé. Doha 2015 a montré les exigences du haut-niveau actuel, Rio 2016 devrait demander un palier supplémentaire à franchir pour des Bleus plutôt brillant aux mondiaux mais qui savent dès aujourd'hui que les compteurs sont remis à zéro et que le Brésil est encore loin. »
La parole à Julien Héricourt, directeur sportif de l'athlétisme handisport
« L'équipe s'est montrée rassemblée tout au long de cette compétition. Nous avons su faire face à certaines injustices comme celle vécue sur le 400m T11 pour nous souder encore un peu plus. En démontre la présence de tout le clan français, autour de notre capitaine Marie-Amélie, dans les tribunes lors du relais 4x400m fauteuil, dernière épreuve de ces Mondiaux, pour donner de la voix et pousser Julien Casoli dans sa dernière ligne droite. Une médaille de bronze gagnée avec le cœur, et notre équipe de France en a un énorme. Une médaille de bronze gagnée en équipe dans un sport individuel. Un collectif au service l'individu. L'adversité était au rendez-vous, nous avons su répondre présent, y compris chez nos jeunes sélectionnés. Ne nous cachons pas, il y a eu aussi des déceptions et nous avons joué parfois de malchance mais c'est le lot du sport de haut niveau. C'est principalement là-dessus que nous devons encore travailler, faire en sorte que les éléments nous soient favorables. Il y a sûrement des paramètres à revoir, nous allons avec le staff faire un bilan de cette compétition. A n'en pas douter, nous sommes sur la bonne route pour Rio et, au retour de ces Mondiaux je ne retiens que du positif, les performances et les émotions transmises par nos athlètes. Ils écrivent l'histoire de l'athlétisme handisport, un sport de plus en plus exposé médiatiquement. De quoi mettre en lumière leur talent et leur personnalité ».

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Article 2 - Source : L’équipe

Marie-Amélie Le Fur est championne du monde handisports de saut en longueur

Marie-Amélie Le Fur a été sacrée championne du monde handisports de saut en longueur (catégorie T44), jeudi à Doha. Elle s'est imposée avec un bond à 5,84m. Cette marque ne sera toutefois pas homologuée à cause d'un vent trop important (+2,2m/s). Elle aurait pourtant constitué un nouveau record du monde. Mais Le Fur s'est tout de même adjugée la marque mondiale, puisque les 5,74m, qu'elle a également franchis, ont été réalisés avec un vent de +1,4 m/s. La délégation française a décroché une deuxième médaille, avec le bronze de Pierre Fairbank sur 100m (catégorie T53) en 15''21. Mandy François-Elie, championne du monde en titre du 100m (catégorie T37), a, elle, chuté en finale et n'a pas terminé.

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Article 3 - Source : Le Monde

Handisport : Marie-Amélie Le Fur contre « Blade babe », rivalité sur les pistes

Elles n’ont pas le même handicap mais elles courent l’une contre l’autre. Marie-Amélie Le Fur, amputée de la jambe gauche après un accident de la route, et Marlou van Rhijn, amputée des deux jambes à la suite d’une difformité de naissance, construisent compétition après compétition une rivalité sportive impressionnante.
A Doha, lors des Mondiaux d’athlétisme handisport (IPC), la Française de 27 ans et la Néerlandaise de 24 ans s’affrontent à nouveau. Samedi 24 octobre, Marlou van Rhijn a remporté le 200 m devant Marie-Amélie Le Fur, pourtant auteure de sa meilleure performance de la saison. Jeudi, la quadruple championne du monde française n’a pas non plus pu résister à sa rivale surnommée « Blade Babe » dans l’épreuve du 100 m. Elle a terminé deuxième derrière la Néerlandaise (13 s 12 contre 12 s 80, record du monde à la clé pour van Rhijn). « Même si je suis dans mon pic de forme et que je me sens prête, il sera dur d’aller chercher l’or… », avait anticipé Marie-Amélie Le Fur. Elle peut néanmoins se consoler avec deux médailles d’or, à la longueur et lors de l’épreuve du 400 m.
• Une rivalité entamée en 2012
Si la Française a remporté ses premières médailles lors des Mondiaux handisport de 2006 à Assen, aux Pays-Bas justement, la Néerlandaise Marlou van Rhijn, ancienne nageuse de haut niveau, n’a elle disputé sa première compétition majeure en athlétisme qu’en 2012. « Dès l’année 2011, j’ai vu apparaître dans les classements mondiaux les performances de Marlou. Sur 100 m, c’était encore abordable pourmoi. Sur 200 m, je me suis tout de suite dit que cela serait très dur de l’approcher… », se souvient Marie-Amélie Le Fur.
Lors des Jeux paralympiques en 2012, les deux jeunes femmes s’affrontent pour la première fois à Londres. Sur le 100 m, Marie-Amélie Le Fur décroche sa seule médaille d’or en 13 s 27, devançant Marlou van Rhijn de quelques centièmes (13 s 32). Sur le demi-tour de piste, « Blade Babe » s’impose en revanche largement en 26 s 18. Le Fur était médaillée d’argent en 26 s 76.
• Une différence de handicap pas anodine
La double amputation au-dessous des genoux de Marlou van Rhijn la classe dans la catégorie T43. Marie-Amélie Le Fur est, elle, classée en T44. Lors des Jeux paralympiques de Londres, il n’y avait pas d’épreuves de catégorie T43, ce qui a conduit la Néerlandaise à s’aligner en T44. Cette différence de handicap n’est pas sans incidence, comme l’explique Marie-Amélie Le Fur : « Au début, les doubles amputés ont une progression exponentielle, le temps qu’ils apprennent à maîtriser leurs deux lames. Ensuite, ils ont moins de barrières physiologiques ».

Une rivalité saine
Rivales, Marie-Amélie Le Fur et Marlou van Rhijn sont d’incontestables têtes d’affiche de l’athlétisme handisport. Après les Jeux paralympiques, elles se sont encore affrontées en 2013 lors des Mondiaux deLyon. A cette occasion, la Française s’est inclinée deux fois. « La rivalité existe mais elle est saine. On aime courir ensemble. Malgré notre différence de handicap, je n’ai aucun problème à courir avec elle. Marlou respecte les performances des autres et elle est une belle icône du handisport. Elle me pousse à être meilleure et chaque année à battre des records », explique Marie-Amélie.
• Les Jeux paralympiques de Rio pour une prochaine bataille
A Rio, du 7 au 18 septembre 2016, cette dernière tentera de remporter une deuxième médaille paralympique. Au vu de la toute-puissance de Marlou van Rhijn sur le sprint, la Française sera confrontée à des choix. A ce titre, Doha a constitué un parfait laboratoire. En s’imposant au saut en longueur et sur 400 m, la Française a montré d’autres qualités. « Le saut en longueur est l’épreuve où j’ai le plus de marge de progression. Et depuis que le 400 m est devenu paralympique, c’est une option pour Rio. Là-bas, il faudra certainement que je fasse des choix selon le programme », avance-t-elle.
Est-ce la fin du duel avec Marlou van Rhijn qui ne s’aligne ni à la longueur, ni sur le tour de piste ? La Néerlandaise privilégie en effet pour le moment le sprint. Une situation qui ne devrait pas évoluer d’ici là. Comme le confirme Marie-Amélie Le Fur : « Marlou n’aime pas le 400 m. »

Athlétisme – Mondiaux paralympiques : encore 2 médailles d’or pour Peter Genyn et Marieke Vervoort lors de la dernière journée

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Athlétisme – Mondiaux paralympiques : encore 2 médailles d’or pour Peter Genyn et Marieke Vervoort lors de la dernière journée

Marieke Vervoort (T52) et Peter Genyn (T51) ont encore conquis deux médailles d’or à l’issue des épreuves du 400 mètres disputées samedi à Doha, au Qatar, lors de la dernière journée des Championnats du monde d’athlétisme. Les deux sprinters ramènent ainsi cinq titres mondiaux au pays. Genyn, déjà titré sur 100 mètres, s’était qualifié vendredi pour la finale grâce à un nouveau record des championnats de 1:22.70. Dans cette finale, il a fait encore mieux de quatre centièmes (1:22.66), s’imposant devant le recordman du monde mexicain Edgar Cesareo Navarro Sanchez (1:24.46) et le Finlandais Toni Piispanen (1:28.25).

Genyn fait désormais figure de favori sur ces distances pour les Jeux de Rio.

Vervoort n’avait, comme sur 100 et 200m, aucune rivale. Avec un temps de 1:08.40, loin de son record du monde de 1:04.87, elle a devancé l’Américaine Kelly Morgan (1:12.55) et la Japonaise Yuka Kiyama (1:27.52).

Il s’agit de son troisième titre mondial à Doha. Il lui reste maintenant à espérer que le 100 et le 400m soient également confirmés au programme final de Rio 2016. Le 200m ne le sera pas.

Source : AGENCE BELGA, publié dans Journal Metro (www.metrotime.be), RTL INFO, DHNET.BE

Photo : Photo de Peter Genyn en pleine action sur la piste d’athlétisme.