Exploit réalisé
Réalisé le 4 août 2016

Amputés des quatre membres au sommet du Cervin …

  • Discipline : Sport de montagne > Alpinisme
  • Handicap : Quadruple amputé
  • Réalisé par : Jamie Andrew
  • Nationalité : Britannique
  • Lieu : Suisse

Mon voyage pour devenir le 1er quadruple amputé à gravir le Cervin a commencé il y a 5 ans. Jusque là, j’avais escaladé des montagnes sans mains ni pieds depuis une dizaine d’années, dépassant mes limites l’une après l’autre. Mais gravir le mont Cervin, ce plus célèbre sommet des alpes, iconique et difficile était bien au-delà de ce que j’imaginais possible pour moi. Un jour, skiant sur une autre partie de la suisse, un regard sur cet improbable sommet au loin, étincelant comme un diamant non taillé a provoqué une étincelle en moi.
L’idée a pris corps dans mon esprit et a commencé à s’imposer, devenant, sans que je m’en rende compte, un rêve brûlant.
Well maintenant que j’avais un rêve, je savais exactement quoi faire. Je devais travailler pour le réaliser, une marche à la fois.
Ca n’a jamais cessé de me surprendre comment, en se fixant soi-même des petits défis, en les dépassant les uns après les autres,je peux finalement atteindre unn lointain objectifs.
Cependant, ma progression vers le sommet du Cervin s’est avéérée complexe.Elle fut remise en cause par une tragédie, mon ami qui devait m’accompagner étant décédé sur le Mont Blanc. J’ai presque annulé tout. Mais je ne pouvais abandonner cette montagne.Un an plus tard, en parfaite condition physique, avec une équipe de tournage, j’ai fait d’excellents progrès vers la difficile arête Hörnli, empêché d’atteindre le sommet à 250m par manque de temps. En tournant autour et se retirant de l’arête la plus haute, avec tant d’efforts faits, j’ai pris la décision la plus dure de ma vie. Mais avec un risque d’orage imminent et les mots de prudence d’Ed Viesturs en tête, “C’est un aller retour. Atteindre le sommet est optionnel, redescendre est obligatoire.” Je savais que c’était la bonne décision.
L’année suivante, j’étais de retour dans les Alpes mais le temps n’était pas de la partie.Et la suivante ne me donna pas plus l’occasion de fouler la montagne. J’ai commencé à douter.Cependant, j’ai décidé de me donner une dernière chance. Et cette fois, toutes les pièces du puzzle s’assemblèrent.
Après tout le planning, la préparation et l’entrainement, le climat fut rêvé
Levé à 5 heures du matin, je fut surpris et comblé, quand, 6 heures plus tard, je posais mes pieds en fibre de carbone sur ce sommet, minuscule arête de neige et roc.

L'exploit en images